4 façons faciles de rendre simHat Torah exceptionnel!

Après la solennité de Roch hachana et de Kipour, il est temps de se détendre dans la paix et l’harmonie. SimHat Torah est là pour nous permettre de lâcher prise…

Voici plusieurs façons de faire de ce jour un moment particulier pour vous, vos amis et votre famille…

danses dans la synagogue 1 – Dansez les hakafot (niveau: super facile): On danse à la synagogue, avec la Torah, et chaque synagogue a son style. Plus solennel ou plus joyeux… Renseignez-vous sur la façon dont la fête est célébrée dans votre communauté. Fera-t-on passer la torah aux femmes? Pourrez-vous danser en famille? Pourrez-vous avoir réellement la Torah dans les bras ou bien sera-t-elle réservée aux plus proches fidèles? Choisissez l’ambiance qui vous convient!
Pour encore améliorer votre expérience des hakafot vous pouvez:
prendre la Torah et la donner à votre fille, danser face à la torah avec votre tout petit sur les épaules, venir entre amis et enflammer la synagogue par vos chants et vos danses (en accord avec l’ambiance spécifique du lieu, des organisateurs et du rabbin), faire du jogging les deux mois précédents pour être certains d’avoir la condition physique maximale et en profiter.

2 – Chantez les hakafot (niveau: facile): Savez-vous chanter les chants appropriés et danser en même temps? Augmentez votre expertise! Révisez les chants, en hébreu ou en translittération, en famille ou sur youtube! Pour vous aider, allez donc faire un petit tour sur ce lien. Vous pourrez télécharger des chants en translittération tout en regardant plusieurs versions sur youtube.

3 – Agitez les drapeaux de simHat Torah: Il est traditionnel d’amener des drapeaux à la synagogue pour la fête. Attention, ce n’est pas Pourim, pas besoin de les agiter comme des crécelles! C’est surtout pour les enfants, mais chacun peut également faire preuve de créativité. Pour vous inspirer, allez-donc voir tous les beaux drapeaux sur google ou sur différents liens que vous trouverez ici.

4 -Déroulez intégralement la Torah (niveau: facile): Dans certaines synagogues, on déplie totalement la torah et chacun est invité à tenir un morceau du parchemin. C’est une expérience merveilleuse
Pour bien en profiter, vous pouvez:
vérifier vos connaissances sur le sefer torah, regarder au moment où on déplie la torah les passages particuliers comme le cantique de la mer, les dix commandements, l’espace entre deux livres, etc…

Et vous, que ferez-vous pour simHat Torah? Avez-vous d’autres suggestions? N’hésitez pas à les partager en commentaires…

Article à suivre: 4 autres moyens de rendre simHat Torah exceptionnel

4 autres moyens aisés de rendre votre simHat Torah exceptionnel!

Article précédent: 4 façons faciles de rendre SimHat Torah exceptionnel

Vous avez-déjà fait du jogging pour tenir le coup pour les danses avec la Torah, repris les cours de chants pour les chants traditionnels, fait de la musculation pour pouvoir tenir le parchemin de la torah le temps qu’on le déplie intégralement et dévalisé les magasins de bricolage pour faire des drapeaux de la fête? Alors vous êtes déjà un super héro/ une super héroïne de la fête. Mais vous pouvez faire mieux!

Lecture de la torah par des femmes au kotel5- Lisez dans la Torah (niveau: expert): A SimHat Torah, dans certaines synagogues, tout le monde est appelé successivement à monter à la Torah. On relit la paracha jusqu’à ce que tout le monde ait eu cette chance. Cela peut être laborieux, donc en général, on lit dans plusieurs sefer en même-temps, et il y a besoin de nombreux lecteurs. C’est l’occasion d’apprendre une Alya et de la « rentabiliser »! Vous pourrez lire pour de nombreuses personnes. Mettez-vous d’accord avec quelques amis pour lire chacun un passage et vous relayer. Encouragez vos amies à se lancer. Ce sera une belle expérience pour vous, et pour tous ceux que vous pourrez appeler.
Pour en profiter au niveau facile, vous pouvez:
Aider chacun à lire les bénédictions de la montée à la Torah, encourager votre voisin/voisine à monter à la Torah si il/elle est timide, proposer un tallit à ceux qui montent et qui n’en ont pas.
Ou simplement, montez vous même à la Torah! Si c’est la première fois, prévenez le/la Rabbin et dites la bénédiction chéhéHéyanou.

6- Aidez les enfants à monter à la Torah (niveau facile): Les enfants sont appelés à la Torah collectivement. Bien sûr c’est vraiment adorable. A vous de voir si vos filles et nièces pourront monter à côté de leurs frères. Quoi qu’il en soit, cela vous donneLes enfants montent à la Torah sous un tallit l’occasion de passer un moment spécial. Comment? En créant la complicité en les préparant à lire les bénédictions par exemple! Vous pouvez expliquez à l’avance, ou sur place, à vos enfants, ou aux petits qui ne comprennent pas trop ce qui se passe. C’est l’occasion de relire les magnifiques bénédictions de la montée à la torah avec eux.

Pour aller plus loin, vous pouvez:
Vous assurer que vous avez un TRES grand Tallit, pour le proposer au moment où les enfants montent. Cela leur fait comme une énorme Houpa. Vous pouvez également (si vous êtes grand ou grande!) proposer de tenir l’un des 4 coins du tallit. Croyez-moi, c’est toujours un plus pour les organisateurs d’avoir quelqu’un en back up car on ne peut pas penser à tout, et cela nourrit le sentiment d’être une vraie communauté!
bonbons pour simHat torah
7- Prévoyez la cerise sur le gâteau
: participez à la distribution des bonbons. Si vous êtes dentiste en particulier, c’est une grande mitsva de distribuer cartes de visites et rendez-vous gratuits! Plus sérieusement, il est de coutume de distribuer des bonbons que vous pouvez contribuer à emballer à l’avance, distribuer sur place.
Pour l’ambiance « adulte » vous pouvez:
Certaines synagogues distribuent quelques alcools (mais pas besoin de cela pour être heureux, le bonheur de la fête suffit à nous enivrer…). Vous pouvez éventuellement amener une bouteille spare si nécessaire, uniquement avec approbation des organisateurs. En version soft, cela peut aussi être bienvenu d’amener des jus de fruit pour se désaltérer entre les danses, et quelques petites choses (cachères!) à grignoter.

bougie de Yzkor

8- Venez chanter la prière de la pluie et dire le Kadich à la mémoire de vos proches à l’office du matin: Le lendemain de simHat Torah, des offices spéciaux ont lieu. Certains finissent également la lecture de l’Ecclésiaste. On chante le Hallel. Bref, un moment à ne pas manquer. Et par la même occasion, vous aurez le mérite de renforcer le minian, ce qui compte lorsque beaucoup de personnes qui travaillent ne peuvent plus prendre de jour en semaine…

Et voilà! ça fait 8… comme les jours de de soukot, qui se prolongent avec chémini atséret.

La Torah « n’est pas dans le ciel », elle nous appartient à tous, nous en sommes les garants, nous et nos enfants.
SimHat torah est l’occasion de montrer que cette tradition qui nous a porté pendant des millénaires est encore proche de nous, en toute simplicité.
Et vous, que ferez-vous pour simHat Torah? Avez-vous d’autres suggestions? N’hésitez pas à les partager en commentaires…

Description et commentaire du plat du Seder

Texte de Léo Cohn, z »l

Je l’ai retrouvé dans la hagada de mon père. Le texte de la photocopie est en train de pâlir et de disparaître…
J’ai recopié en essayant de garder même la typographie…

Pour en savoir plus sur Léo Cohn, cliquez sur ce lien.

Deuxième partie

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La seconde partie de ce cahier est destinée à tous ceux qui doivent approfondir leur connaissance de la fête de Pessa’h.
Les textes suivants ont été fournis par les organisateurs : YESHOURUN HAPOEL HAMISRAHI-E.I.F. adhérant au C.O.R.A.J., commission religieuse du C.J.J. auprès de l’Aumônerie de la Jeunesse.

Description du plat du Seder

Trois Matsoth, l’une sur l’autre, couvertes séparément ; six petits récipients contenant : herbes amères, d’autres herbes, eau salée, sauce aux fruits, un os et un œuf dur.

LE COUVERT
On ne met pas ces choses n’importe comment. Pour les cabbalistes, ces dix éléments représentent les dix sephiroth et doivent être placés suivant la hiérarchie et la valeur de ses émanations divines. D’après les rationalistes, on ne met rien sur les matsoth mais on les entoure des herbers, du plat bouilli et des sauces.
Il me semble que le plat du seder rappelle les tables que, sans l’antiquité, on apportait aux convives couchés sur les divans. Il y avait tout sur ces tables, pain et vin, soupe, hors d’œuvre, légume, viande, sauces, dessert. Au seder, on apportait également ces tables mises (à chaque convive séparément). Le chef de famille faisait le Kiddouch et faisait débarrasser la table parce que, avant de manger, il avait à raconter toute la sortie d’Egypte. Il provoquait ainsi une vive déception qui était recherchée pour aiguiser l’attention. Notre plat du seder est une survivance de cette manœuvre.

1. TROIS MATSOTH COUVERTES SEPAREMENT.
A) Elles rappellent les trois camps ou enceintes des juifs dans le désert, l’enceinte du Tabernacle où seuls les Cohanim avaient le droit de pénétrer, l’enceinte des Lévites qui l’entouraient et finalement le campt des douer tribus profanes – c’est pour cela qu’on appelle couramment les Matsoth : Cohen-Lévi-Isaël.
Par ces séparations, elles rappellent la notion essentielle dans le judaïsme de la distinction et de la hiérarchie dans la sainteté.
B) On appelle aussi ces Matsoth, Mitsvoth, car l’orthographe hébraïque prête facilement à cette équivoque. Mitsvoth signifie commandement ou bonnes actions. Pendant la semaine pascale, la consommation des Matsoth est facultative (la prohibition du pain restant obligatoire), mais au seder elle est obligatoire, elle est Mitsva. D’autre part, les Mitsvoth rappellent la Pâque d’Egypte, première occasion pour le peuple juif d’obéir aux commandements reçus par Moïse. Dans ce sens, elles sont un symbole pour toute la loi. Les avoir sur sa table signifie qu’on accepte les lois d’Israël et qu’on les exécute.
C) Pourquoi ces trois Matsoth ?
Un pain suffit pour tous les jours : pour montrer l’abondance et la joie de la fête, on en met deux sur la table, Sabbath et fêtes.
D’ailleurs, les deux pains sabbatiques ont leur origine dans le Lévitique XXIII,17 et XXIV, 5 à 9. La troisième Matsa sera employée pour deux fins extraordinaires :
1° Pour Korekh, le sandwich de Hillel qui prenait le verset à la lettre et prescrivait de manger l’agneau pascal avec les Matsoth et les herbes amères (Exode, XII, 8).
2° Pour l’Afikomen, le dessert.
Comme pour la première bouchée de tout repas juif, est la Motsie, une bouchée de pain ; au Seder, la dernière bouchée est également symbolique. Elle devrait être précisément de l’agneau pascal, mais, dans la Galouth, elle est de la Matsa.
D) Comme la Matsa est appelée le’hem Oni (pain de misère), on montre l’économie que doit faire le pauvre avec son pain et l’on se rationne. Sur les trois Matsoth, une va servir pour la Motsie, la seconde pour le Korekh etAphikomen. On la partagera et la gardera cachée, la moitié étant conservée pour le dessert. La trisième symbolise la fête, le superflu, l’abondance ou pour le pauvre, le lendemain.
Deux leçons en découlent :
1°Même avec un pain misérable, on peut symboliser l’abondance.
2° Même quand on a peu, on peut encore faire des réserves.

2. HERBES AMERES.
La Haggadah expliquera la signification. Si on prend des racines telles que le raifort ou le radis, il faut manger la verdure puisqu’il s’agit « d’herbes ». En général, on prend la laitue pour le Maror.

3. KARPASS.
Hors-d’œuvre. N’importe quelles autres herbes. Même remarque, il faut manger la verdure et non pas les racines du radis. C’est un hors-d’œuvre de l’époque romaine, talmudique. Il est servi au seder pour faire une fausse manœuvre afin que les enfants posent des questions et que tous les convives protestent. En effet, contrairement à l’usage, au lieu de donner d’abord la première bouchée de pain, on offre avec une bénédiction spéciale des crudités. Puis on sert ces hors-d’œuvre piquants et apéritifs trempés dans l’eau salée, mais on ne sert point le repas. Au contraire, on brisera une Matsa sans la bénir, on en cachera une moitié sans en manger.

4. EAU SALEE.
Symbole double et contradictoire. A la mode des nobles Romains, c’est une sauce pour les hors-d’œuvre et à la mode des esclaves et des persécutés, cette sauce n’est rien d’autre que de l’eau salée.

5. HAROSSETH.
Sauce fruitée. Les herbes amères seront trempées dans une autre sauce. Elle a un aspect rougeâtre, marron et un goût sucré et épicé. Cet aspect doit rappeler le mortier dont les juifs se sont servis dans leurs travaux de fortification.
On recommande même d’y ajouter quelques hachures de paille pour rendre le souvenir historique plus frappant. Le goût sucré doit neutraliser la brûlure que cause le raifort dans la bouche. Etant donné que les herbes amères représentent la servitude, mais que la sauce sucrée rappelle les matériaux de travail, on peut en conclure que les Juifs ont trouvé une consolation dans le travail même qu’ils ont dû fournir dans des circonstances pénibles.
Recettes de HAROSSETH :
On râpe des pommes, on pèle des amandes, on délaye du sucre dans du vin rouge et on fait de tout une pâte à laquelle on peut ajouter de la cannelle ou des clous de girofles, ou d’autres bonnes choses. Actuellement prenez n’importe quoi, pourvu que vous arriviez à faire une pâte jaunâtre et sucrée (pommes de terre ou betteraves râpées, confiture, sucre, vin, carotte rouge, courge bouillie ou crue, « débrouillardise »…).

6. UN OS.
On prend en général un os de patte auquel adhère encore un peu de viande pour rappeler l’agneau pascal. Cet os doit être bouilli et non rpoti, puis dans la centre, rendu inconsommable parce que, hors Jérusalem, nous n’avons pas le droit de manger des sacrifices.

7. UN ŒUF DUR
Eclaté sous la cendre (pour la même raison), cet œuf rappelle le sacrifice de la fête « Hagiga ». Pourquoi ne représente-t-on pas l’agneau pascal grillé (Exode, XII,9) par un plat rôti ? On ne veut en rien agir comme di on sacrifiait. Pareillement au menu du dîner, ne doivent pas figurer de plats rôtis, L’œuf dur, dans d’autres circonstances aussi (premier repas d’un orphelin) est le symbole de la tristesse, du deuil, deuil pour le Temple précisément. Mais grâce à sa forme ovale, il est plutôt l’image de l’espoir, par le fait qu’il est porteur, en principe, d’une vie nouvelle. Le sacrifice de Hagiga était plus important pour la nourriture des pèlerins pascaux que l’agneau de Pessa’h. Chaque famille tuait au Temple un bœuf ou un veau selon les besoins, qui lui servait de base de ravitaillement pendant la durée du séjour à Jérusalem/
Sur l’autel n’étaient consommés que quelques parties incomestibles ou quelques morceaux appartenant aux prêtres (Lévitique, III).
L’agneau, par contre, fut consommé le soir du 14 Nissan, mais chacun n’en pu recevoir qu’une bouchée, au dessert. On s’en rend compte en pensant qu’un agneau de un mois doit être partagé entre au moins dix convives.
Pourquoi n’est-il pas recommandé de se réjouir à Pessa’h comme à Souccoth où cette recommandation est faite à trois reprises ?
Car à Pessa’h les Egyptiens moururent. Aussi ne récitera-t-on le Hallel entier que les premiers jours de la fête.
« Lorsque ton ennemi tombe, ne te réjouis pas. » (Midrach.)
LEO.

Rire, c’est la voix de la sagesse…

Le chapitre VIII des proverbes donne une voix à la sagesse, qui raconte qu’elle était auprès de Dieu lors de la création du monde, et qu’elle riait.

1 Voici la sagesse qui appelle, la raison qui élève la voix. 2 Sur la cime des hauteurs qui bordent la route, au croisement des chemins, elle s’est postée. 3 Dans le voisinage des portes qui conduisent dans la cité, à l’entrée des avenues, elle fait retentir ses apostrophes: 4 « Mortels, c’est vous que j’appelle; fils de l’homme, c’est à vous que s’adresse ma voix. 5 Niais, sachez le prix de la réflexion; sots, sachez le prix de l’intelligence. 6 Ecoutez, car j’énonce de nobles vérités, et mes lèvres s’ouvrent pour des leçons de droiture…

30 Alors j’étais à ses côtés, habile ouvrière, dans un enchantement perpétuel, m’amusant en sa présence avec des joies sans fin, riant sur son globe terrestre et faisant mes délices des fils de l’homme. 32 Et maintenant, mes fils, écoutez-moi: heureux ceux qui suivent fidèlement mes voies!

וָאֶהְיֶה אֶצְלוֹ, אָמוֹן: וָאֶהְיֶה שַׁעֲשׁוּעִים, יוֹם יוֹם; מְשַׂחֶקֶת לְפָנָיו בְּכָל-עֵת. מְשַׂחֶקֶת, בְּתֵבֵל אַרְצוֹ; וְשַׁעֲשֻׁעַי, אֶת-בְּנֵי אָדָם. וְעַתָּה בָנִים, שִׁמְעוּ-לִי; וְאַשְׁרֵי, דְּרָכַי יִשְׁמֹרוּ

Hommage à ceux qui font rire, remettent à leur place les imbéciles, nous aident à prendre du recul pour conjuguer bienveillance vis-à-vis d’autrui et refus de la malveillance.

Votre avis… Une traduction « lisible » de toledot, adaptée aux enfants…

Bonjour à tous,
Depuis longtemps, j’aimerais pouvoir conseiller une bonne traduction, accessible pour les enfants.
Il est difficile de trouver un équilibre entre lisibilité et respect de la complexité du texte.
Voici une traduction que je viens de finir pour Toledot.
J’aimerais avoir votre avis: L’utiliserez/l’utiliseriez-vous avec vos enfants? Aimez-vous cette traduction? Cela en vaut-il la peine?
Je l’ai faite à partir du texte hébreu + Rachi, en jetant parfois un coup d’oeil à la traduction du rabbinat, et en cherchant à éviter les mots compliqués en français.
Merci d’avance pour vos remarques…

Voici la suite de l’histoire de Isaac ben Avraham, Avraham a donné naissance à Isaac.
Isaac avait quarante ans quand il se maria avec Rivka bat Bétouel l’araméen de Padan Aram. Rivka était la sœur de Lavan l’araméen.
Isaac importunait י ה ו ה à propos de sa femme qui ne tombait pas enceinte. YHVY accepta sa demande et Rivka, sa femme, attendit un enfant.
Les enfants se poussaient dans son ventre et elle dit : « Si c’est comme ça, qu’est-ce qui va arriver ! » et elle alla consulter un sage.
Et YHVY lui dit : « il y a deux peuples dans ton ventre, deux cultures qui se sépareront, l’une sera plus entreprenante que l’autre et la plus grande servira la plus jeune »
Quand elle accoucha, il y avait des jumeaux dans son ventre.
Le premier qui sortit était rouge, toute une crinière superbe, on l’appela Essav.
Ensuite son frère sortit et sa main tenait le talon de Essav et on l’appela Yaakov, Isaac avait soixante ans à leur naissance.
Les jeunes garçons grandirent, Essav était doué pour la chasse, un homme des champs, Yaakov était un homme droit, installé dans les tentes.
Isaac aimait Essav, car il y avait de la chasse dans sa bouche, Rivka aimait Yaakov.
Yaakov fit une soupe et Essav revint des champs fatigué.
Essav dit à Yaakov : « Nourris-moi s’il te plait de ces lentilles rouges car je suis fatigué. » et c’est pour cela qu’on l’appela « rouge » (édom).
Yaakov dit : « Vends-moi aujourd’hui ta primauté. »
Essav dit : « Voilà, je suis presque mort ! A quoi me sert ma primauté ! »
Yaakov dit : « Jure-le moi aujourd’hui » et il le lui jura, et il vendit sa primauté à Yaakov.
Yaakov donna à Essav du pain et de la soupe de lentilles et il mangea et but, se leva et partit, Essav avait méprisé la primauté.
Il y eut une famine dans le pays, en plus de la première famine du temps d’Avraham, et Isaac alla chez AviméleH le roi des Plichtim à Guérar.
YHVY se montra à lui et lui dit : « Ne va pas en Egypte, installe-toi sur la terre que je te dirai.
« Vis sur cette terre et je serai avec toi et je te bénirai car je donnerai toutes ces terres à toi et à tes enfants, et je réaliserai la promesse que j’ai faite à Avraham ton père.
« Et je rendrai tes enfants aussi nombreux que les étoiles du ciel et je donnerai à tes enfants ces terres et tous les peuples de la terre seront bénis grâce à tes enfants.
« Parce qu’Avraham a écouté ma voix et a respecté ma discipline, mes commandements, mes ordres et mes enseignements. »
Isaac s’installa à Guérar.
Les habitants posèrent des questions à propos de sa femme et il disait « elle est ma sœur » car il avait peur de dire qu’elle était sa femme, il avait peur que les habitants le tuent pour prendre Rivka car elle était très belle.
Et comme il resta longtemps là-bas, AviméleH, le roi des Plichtim, regarda à travers la fenêtre et vit qu’Isaac faisait rire sa femme Rivka.
AviméleH appela Isaac et lui dit : « Ben voyons ! Elle est ta femme et comment as-tu pu dire « elle est ma sœur » ! » Isaac lui dit : « Parce que je me suis dit que je risquais de mourir à cause d’elle. »
AviméleH dit : « Qu’est-ce que tu nous as fait ! Nous avons presque couché avec ta femme ! Et nous aurions commis une faute ! »
AviméleH donna des ordres à tout le peuple : « Celui qui fera du mal à cet homme ou à sa femme sera tué ! »
Isaac sema des graines dans cette terre et il récolta cent fois ce qu’il avait semé, י ה ו ה le bénissait.
L’homme grandissait sans cesse et il devint vraiment puissant.
Il avait des troupeaux de chèvres et de vaches et beaucoup de travailleurs et les Plichtim devinrent jaloux.
Les Plichtim fermèrent tous les puits que les travailleurs de son mère avaient creusés à l’époque de son père, et ils les remplirent de terre.
AviméleH dit à Isaac : « Quittes-nous, car tu es devenu beaucoup plus fort que nous. »
Isaac partit de là et campa près du fleuve Guérar et s’y installa.
Isaac revint et creusa à nouveau les puits d’eau qui avaient été creusés du temps d’Avraham son père et que les Plichtim avaient fermés après la mort d’Avraham, et il leur donna les mêmes noms que ceux que son père leur avait donnés.
Les travailleurs d’Avraham creusèrent dans le lit du fleuve et y trouvèrent de l’eau jaillissante.
Les bergers de Guérar attaquèrent les bergers d’Isaac en disant : « L’eau est à nous ! » et ils appelèrent ce puits « dispute » car ils lui avaient fait une dispute.
Ils creusèrent un autre puits et les bergers provoquèrent encore une dispute pour ce puit, et on l’appela « nuisance ».
Il partit de là et creusa un autre puit et ils ne le contestèrent pas et on l’appela « élargissement » (réHovot) et il dit « Maintenant י ה ו ה a été large, généreux avec nous et nous avons eu de beaux fruits sur la terre. »
Il partit de là et alla à Beer Cheva.
י ה ו ה se montra à lui cette nuit-là et dit : « Je suis le dieu d’Avraham ton père, n’aie pas peur car je suis avec toi, je t’ai béni et j’ai rendu tes enfants nombreux pour Avraham qui travaillait pour moi. »
Il construisit là un autel et prononça le nom de י ה ו ה, il plantat sa tente à cet endroit, les travailleurs de Isaac creusèrent là un puit.
AvimeleH vint le voir de Guérar, avec AHouzat, l’un de ses proches et PiHol, le chef de son armée.
Isaac leur dit : « pourquoi êtes-vous venus me voir ? Vous me détestez et vous m’avez obligé à partir de chez-vous ! »
Ils dirent : « Nous avons fini par voir que י ה ו ה était avec toi et nous nous sommes dit que ce serait bien qu’il y ait un accord entre nous, entre nous et toi, que que nous faisions une alliance avec toi.
Surtout, ne nous fais jamais de mal, comme nous ne t’avons pas fait de mal et nous ne t’avons fait que du bien et nous t’avons fait partir en paix, et toi maintenant tu es béni par י ה ו ה. »
Il leur prépara un repas de fête et ils mangèrent et ils burent.
Ils se levèrent tôt le lendemain et ils se firent des serments l’un à l’autre et Isaac les fit partir, ils le quittèrent en paix.
Le même jour, les travailleurs d’Isaac arrivèrent et lui dirent ce qui se passait avec les puits qu’ils avaient creusés, ils dirent : « Nous avons trouvé de l’eau ! »
Il l’appela « chiva », c’est pour cela que le nom de cette ville est beer chéva encore aujourd’hui.
Essav avait quarante ans quand il se maria avec Yéhoudit bat Bééri le Hétéen, et avec Bosmat bat Elon le Hétéen.
Pour Isaac et Rivka, ce fut moment triste.
Isaac devenait vieux, il ne voyait plus bien. Il appela son grand fils, Essav et lui dit « mon fils », et il lui dit « Je suis là ».
Il lui dit : « Voilà, je vieillis, je ne sais pas quand je vais mourir.
« Maintenant, prends tes armes, tes flèches et ton arc, va dans les champs, chasse du gibier.
« Fais-moi un bon plat comme j’aime, amènes-le moi et je le mangerais, et je te bénirai de tout mon cœur avant de mourir. »
Rivka entend ce que dit Isaac à Essav, son fils, et Essav est partit dans les champs pour chasser du gibier à ramener.
Rivka a dit à Yaakov son fils : « Voilà, j’ai entendu ton père parler à Essav ton frère. Il lui a dit :
« apportes-moi du gibier, et fais-moi un bon plat et je le mangerai et je te bénirai devant YHVY avant de mourir.
« Maintenant mon fils, écoutes bien ce que je vais t’ordonner :
« Vas s’il te plait au troupeau et prends-y deux bons chevreaux, j’en ferai un bon plat pour ton père, comme il les aime.
« Tu l’amèneras à ton père et il le mangera, pour qu’il te bénisse avant sa mort. »
Yaakov dit à Rivka sa mère : « Vraiment, Essav mon frère est un homme poilu et moi, je ne le suis pas.
« Peut-être que mon père me touchera et il pensera que je suis un tricheur et j’aurais provoqué une malédiction pour moi au lieu d’une bénédiction ! »
Sa mère lui dit : « Mon fils, ta bénédiction c’est moi qui la recevrait, alors écoute ce que je te dis, vas-y et ramènes-moi tout cela ! »
Il y alla, prit, amena tout à sa mère, sa mère cuisina un bon plat comme son père aimait.
Rivka prit les beaux vêtements de son grand fils, Essav, qu’elle avait à la maison, et habilla Yaakov son jeune fils.
Les peaux des chevreaux, elle les mit sur ses bras et sur une partie de son cou.
Elle mit les plats et le pain qu’elle avait préparés dans les mains de son fils Yaakov.
Il alla chez son père et lui dit « Papa ! », il dit « Je suis là, qui es-tu mon fils ? ».
Yaakov dit à son père : « C’est moi ! Essav est ton premier ! J’ai fait ce que tu m’as dit, lèves-toi je t’en prie, mange de mon gibier pour que tu me bénisses de toute ton âme. »
Isaac dit à son fils : « Tu as vraiment été rapide pour trouver cela mon fils ! ». Il lui dit : « C’est parce que י ה ו ה ton dieu est intervenu. »
Isaac dit à Yaakov : « Approches-toi que je te touche, mon fils, est-ce toi mon fils Essav ou non ? »
Yaakov s’approcha de Isaac son père qui le toucha et dit : « La voix est la voix de Yaakov, et les mains sont les mains de Essav. »
Il ne le reconnut pas car ses mains étaient comme les mains de Essav son frère poilu, et il le bénit.
Il lui dit : « Tu es mon fils Essav ? » et il dit : « C’est moi. »
Il lui dit : « Sers-moi et je mangerai du gibier de mon fils pour que mon âme te bénisse » et il le servit et il mangea, il lui apporta du vin et il but.
Isaac son père lui dit : « Approches-toi de moi pour que je t’embrasse mon fils. »
Il s’approcha et l’embrassa, il sentit l’odeur de ses vêtements et le bénit, il dit : « Voyez ! L’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ béni par י ה ו ה.
« La divinité te donnera la rosée des champs et la bonté de la terre, beaucoup de grain et de raisin.
Des peuples travailleront pour toi et des civilisations s’inclineront pour toi, tu seras un héros pour tes frères, les fils de ta mère s’inclineront devant toi, ceux qui te voudront du mal recevront du mal et ceux qui te béniront recevront des bénédictions. »
Et voilà que quand Isaac finit de bénir Yaakov, juste au moment où Yaakov sortit de chez Isaac son père, Essav son frère revint de la chasse.
Il prépara lui aussi de bons plats et les apporta à son père et dit à son père : « Que mon père se lève et mange du gibier de son fils pour que ton âme me bénisse ! »
Isaac son père lui dit : « Qui es-tu ? » Il lui dit : « Je suis ton fils, ton premier, Essav. »
Isaac eut une grande peur, très grande, il dit : « Qui m’a chassé du gibier, me l’a amené, et j’ai mangé tout avant que tu n’arrives, et je l’ai béni, et il sera béni ! »
Quand Essav entendit les paroles de son père il poussa un cri terrible et déchirant, et il dit à son père : « Béni-moi moi aussi, mon père ! »
Il dit : « ton frère est venu en trichant et il a pris ta bénédiction »
Il dit : « C’est bien pour cela qu’on l’a appelé Yaakov, et il m’a trompé déjà deux fois, il m’a pris ma primauté et maintenant il a pris ma bénédiction ! » Il lui dit encore : « Tu ne m’as pas gardé une bénédiction ? »
Isaac répondit à Essav : « Je l’ai placé comme un héros pour toi, tous ses frères travailleront pour lui, je lui ai donné les grains et les raisins, que faire mon fils ? »
Essav dit à son père : « Tu n’as qu’une seule bénédiction mon père ? Bénis-moi moi aussi, mon père ! » Essav laissa sortir sa voix et pleura.
Isaac son père lui dit : « Voilà, tu t’installera dans les plus belles terres, et la rosée tombera du ciel.
« Tu vivras de ton épée et tu travailleras pour ton frère et quand tu pourras tu te libéreras de son patronage. »
Essav se mit à haïr Yaakov à cause de la bénédiction que lui avait donnée son père. Essav se dit : « quand mon père sera mort, je tuerais mon frère Yaakov. »
On raconta à Rivka ce que disait Essav, son grand fils. Elle appela Yaakov, son jeune fils, et lui dit : « Voilà, Essav ton frère veut te tuer.
« Maintenant, mon fils, écoute bien ce que je te dis, vas-t-en, enfuis-toi chez Lavan mon frère à Haran.
« Tu t’installeras avec lui quelques temps, jusqu’à ce que la colère de ton frère soit passée.
« Dès qu’il se sera calmé, qu’il aura oublié ce que tu lui as fait, je t’enverrai un messager et je te ramènerai de là-bas. Pourquoi est-ce que je devrais vous perdre tous les deux le même jour ? »
Rivka dit à Isaac : « Je suis triste à cause des filles de Het, si Yaakov aussi prend pour femme une des filles de Het comme celles-là, une des filles de ce pays, ma vie n’aura servi à rien ! »
Isaac appela Yaakov et le bénit, il lui ordonné : « Ne te marrie pas avec une fille de Canaan.
« Va à Padan Aram, chez Bétouel le père de ta mère, et choisis une femme là-bas, une des filles de Lavan le frère de ta mère.
« Le dieu de l’abondance te bénira te rendra grand et nombreux, tu seras un rassemblement de peuple à toi tout seul !
« Il te donnera la bénédiction d’Avraham pour toi et tes enfants, pour que tu hérites de la terre où tu habites, celle que la divinité a donné à Avraham. »
Isaac envoya Yaakov, il alla à Padan Aram chez Lavan ben Bétouel l’araméen, frère de Rivka, mère de Yaakov et Essav.
Essav vit que Isaac avait béni Yaakov et l’avait envoyé à Padan Aram pour y trouver une épouse, en le bénissant il lui avait ordonné de ne pas se marier avec une des filles de Canaan.
Yaakov écouta son père et sa mère et partit à Padan Aram.
Essav comprit que les filles de Canaan ne plaisaient pas à son père Isaac.
Il alla voir Ichmaël et épousa MoHlat, fille d’Ichmaël fils d’Avraham la sœur de Névayot en plus de ses autres femmes.

Birkat Hamazon de Marcus Cohn

Marcus Cohn était un ami de ma grand-mère, c’est ainsi que j’ai découvert son merveilleux Birkat hamazon, il y a de nombreuses années.

Aujourd’hui, j’en propose donc une traduction et une transcription, et espère qu’il permettra à beaucoup de personnes de faire rentrer le Birkat hamazon dans leur quotidien.

                                 Rabbin Floriane Chinsky

* Téléchargez le birkat hamazon de Marcus Kohn *

 

Voici ce que Katy Hazan dit de cette grande personnalité du judaïsme :

« Marcus Cohn en est l’artisan [de l’école Maïmonides], l’âme et le directeur. Professeur de Bible au Séminaire rabbinique de la rue Vauquelin, c’est, aux dires de tous ceux qui l’ont connu, un universitaire brillant, un hébraïsant émérite, un penseur religieux hors pair et enfin un remarquable pédagogue. Connaissant le yiddish, il sait parler aux enfants, qui, à son contact, apprennent le français en trois mois. Grand, maigre, arborant une petite barbe pointue, les yeux clairs, austère mais souriant, toujours la cigarette au bec, « Cucus » est très respecté. Il mène son petit monde avec un rare savoir-faire, capable aussi bien d’affronter la contestation des élèves [Entretien avec Théo Klein, décembre 2001] que de pallier les défaillances des enseignants. Grâce à son immense culture, profane comme biblique, il est capable de remplacer au pied levé n’importe quel professeur. De lui, on raconte qu’il sut réécrire en captivité une sidra (section de la Tora), sans la moindre faute. Théo Klein témoigne : « Notre relation avec lui est difficile à faire comprendre à ceux qui ne l’ont pas vécue. Nous le respections, bien sûr ; non parce qu’il était notre directeur et notre maître, mais parce qu’émanaient de lui une force et une disponibilité telles que chacun d’entre nous ressentait une affection admirative, spontanée et irrépressible ». »

Hillel, Chamaï et l' »étudiant rebelle »

Bonjour à tous,

Dans le cadre d’une journée d’étude avec les enseignants du MJLF, j’ai retraduit deux des extraordinaires histoires de Chamaï, Hillel et de l' »étudiant rebelle ».

L’occasion, donc de les partager avec vous!

Vous pouvez également télécharger le matériel de la formation sur ce lien.

Chavouah tov

 

Chabbat 31a

Chabbat 31a

A télécharger ici : hillel et chamai

 

Images pour tous pour éveiller la discussion à PessaH

Explorons les différentes significations de l’histoire des 4 enfants.
Voici des images venues de partout.
Vous pouvez les imprimer, les découper, et proposer à vos invités de choisir celle qui leur parle, d’expliquer pourquoi, et d’évoquer ainsi la diversité des qualités et des identités humaines.
Quelle attitude vis-à-vis d’autrui nous rend-elle libre?
Certaines attitudes nous rendent-elles esclaves?
Comment apprendre à apprécier des qualités qui nous font défaut, sommes-nous même capables de les reconnaître?
Comment nos enfants se voient-ils dans cette catégorisation?
Pourquoi est-on sage ou méchant ou simple ou muet? Est-ce permanent, temporaire, modifiable, selon les circonstances?
Selon notre place dans la fratrie ou dans les générations?
Il est possible d’aller très loin dans le débat.
Vous pouvez l’orienter vers un débat philosophique ou un débat très concret, accessible aux plus petits.
A vous de jouer! Laisser parler votre imagination et votre sens du dialogue!
Peut-être voudrez-vous évoquer ces questions pour préparer le seder, peut-être préférez-vous réserver cette activité à la soirée du seder elle-même…

4 enfants temp
images des 4 enfants à télécharger

Une prière pour Toulouse

A Prayer for Toulouse
By Mark Greenspan – Conférence Rabbinique des Rabbins Massorti

Today we begin preparation for Passover.
On Shabbat Ha-Hodesh,
We remember how our ancestors,
Enslaved and oppressed in Egypt,
Who set aside a lamb and prepared for the night when
God would pass through the land of Egypt,
Taking the first born of the Egyptians,
But sparing the firstborn of Israel.
We do not rejoice in the suffering of others
Nor do we gloat when violence
Touches those who hate us.
At the sea, we heard the Holy One rebuke the angels:
“My children drowned and you rejoice?”
This day we mourn for Rabbi Jonathan Sandler,
A teacher and lover of our tradition,
Whose life was cut short by a despicable act of terror.
We remember his children and students
Who will never know the full joy of living a life a life of Torah;
nor grow to adulthood and experience the fullness of life.
And we stand together,
Shaken by this act of callousness and cowardice,
We are aware that the borders of Israel
Do not end at the sea or the desert;
They extend to our own back yards and our homes.
We must be vigilant in combating terror,
Neither cowering in fear nor drowning in hatred.
Remind us that
When one of our people is attacked,
We are all attacked,
And when one community is defamed
We are all defamed.
Teach others that hatred knows no boundaries;
That silence is deadly; and
But that no community should be judged
By the acts of an individual.
May the deaths of Rabbi Sandler and his students
Be a wakeup call:
What happened in Toulouse can happen anywhere
When we are complacent.
The only answer to hatred is justice and peace.
Amen